Les enfants

Les enfants proviennent des cités des alentours de l'école, où ils vivent dans des conditions difficiles. Souvent, ils habitent dans des cabanes en tôles, n'ont pas de jouets - ni poupées, ni ours en peluche...

Ces enfants sont trop loin de la ville, et ne peuvent donc pas se rendre dans une école de la ville à pieds. De toute façon, même s'ils le pouvaient, la famille ne saurait pas payer les frais scolaires, qui sont de plusieurs centaines de N$ en ville...

Grâce à la bonté de Madame Katjita et à l'aide financière du gouvernement, l'école Shamalindi a été créée pour permettre à ces jeunes enfants d'obtenir un minimum d'éducation, même en dehors de la ville. 

Pour rejoindre leur école, les enfants doivent marcher entre 3 et 8 km.

Les circonstances dans lesquelles ces enfants grandissent sont exécrables. Le père est souvent la seule personne du ménage qui touche un salaire. Avec son maigre salaire mensuel de N$400 en moyenne (40 EURO), il doit nourrir son épouse et 5 à 8 enfants en général.

 

A cause du virus du SIDA/HIV beaucoup d'enfants sont orphelins et grandissent dans les ménages de familles apparentées. Pour ces familles, les enfants sont une charge supplémentaire.

Le chômage et l'alcoolisme sont aussi des grands problèmes dans ces quartiers pauvres.                     

Parfois les enfants ont faim pendant plusieurs jours, parce qu'il n'y a tout simplement rien à manger à la maison.

Il y a, occasionnellement, un support local pour leur amener de la nourriture, mais c'est rare. 

Il n'ont pas d'argent pour s'habiller non plus, ce qui implique que certains enfants ont des habits sales et déchirés.

Chaque matin, 180 d'entre eux, provenant de 6 tribus différentes et parlant donc 6 langues différentes, courent pendant plusieurs kilomètres pour atteindre leur école à Shamalindi !

 

 

 

 

 

Malgré ces conditions extrêmement difficiles, ces enfants gardent le sourire et ont les yeux remplis de rêves et d'espoir...